[Album Review] I Forget Where We Were – Ben Howard

Album : I Forget Where We Were

Artiste : Ben Howard

Genre : Folk / Indie Folk

Année : 2014

Label : Island

Pays d’origine : Angleterre

Site Web : www.benhowardmusic.co.uk/

L’album dont je viens vous parler aujourd’hui m’a littéralement ensorcelée. Je l’ai découvert il y a une petite semaine et l’ai écouté en boucle depuis. Chaque morceau me donne envie de crier à ceux qui m’entourent de courir se le procurer le plus vite possible. Et lorsque je ne l’ai pas dans mes oreilles, ses mélodies me dansent dans la tête.

C’est donc les qualités du dernier opus de Ben Howard, « I Forget Where We Were », que je vais vous vanter. J’avoue que je ne connaissais que vaguement le surfeur londonien (il a grandi à Devon, il est évident que les possibilités de surfer à Londres sont très limitées), Old Pine n’avait pas spécialement retenu mon attention. Je n’avais pas pris le temps de creuser un peu plus le reste de son premier album, «  Every Kingdom », qui avait pourtant été nominé pour le Mercury Prize 2011.

Grand mal m’en prit. J’ai d’ailleurs découvert The Wolves et The Fear après avoir dévoré « I Forget Where We Were » et je ne vais sans doute pas tarder à m’attaquer à l’album en entier.

Mais c’est « I Forget Where We Were » qui m’a envoûtée. Small Things, premier morceau de l’album est peut-être le plus sombre de tous. Une guitare au son aquatique (si si), aux couplets légèrement dissonants, lents et mélancoliques, qui mènent à un refrain qui vous enduit le cerveau d’une tristesse collante… exactement ce qu’il me fallait pour un printemps enneigé et empli de cette déprime si typique de cette saison.

« Has the world gone mad ? Or is it me… all these small things, they gather round me. »

C’est d’ailleurs cette atmosphère d’eau, cette impression d’être au fond de l’océan, qui règne tout au long de l’album. Ben Howard a le don de vous emmener très loin, avec chacune de ses pépites musicales. Time is Dancing dégage cette étrange enthousiasme triste, tout va mal mais tout n’est pas sans issue.

« Hold it in, now let’s go dancing… I do believe we’re only passing through ».

Bien que le texte soit visiblement inspiré d’une histoire amoureuse complexe, ses paroles peuvent aisément sortir de leur cadre romantique pour inspirer ses auditeurs à se laisser aller à l’espoir.

Qu’il vous donne envie de danser ou de pleurer, « I Forget Where We Were » est une réussite d’évocation. Je doute qu’il laisse qui que ce soit de marbre. Ce n’est pas l’album le plus heureux de 2014, mais c’est certainement l’un des plus touchants. Je vais peut-être un peu loin en disant que l’on sort grandi de l’avoir écouté, mais c’est bien le sentiment que j’ai eu en finissant All Is Now Harmed .

Je vous laisse, je vais me faire tatouer toutes les paroles de Benjamin John Howard sur le dos. Toutes.

«  Here in the light hung a soft divide

the billowed curtain call

Hold me down, was I born to lie ?

here at all, here at all

My fear in lights, all I said comes home… »

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Un peu trop … mélancolique pour moi! Très beau ,mais … triste. Peut être mon coté claustrophobe qui m’empêche de gouter pleinement les sensations d’immersion totale au fond de l’océan?

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