[Album Review] Panda Bear Meets The Grim Reaper – Panda Bear

Album : Panda Bear Meets The Grim Reaper

Artiste : Panda Bear

Genre : Pop Expérimentale / électro

Année : 2015

Label : Domino Records

Pays d’origine : Etats-Unis / Portugal

Site internethttp://www.pbvsgr.com

Lorsqu’il n’est pas occupé avec son groupe, Animal Collective, Noah Lennox aime prendre le nom d’un adorable mammifère et nous servir de la pop expérimentale. Panda Bear donc, de son surnom, avait déjà collaboré avec Daft Punk pour Doin’ It Right tiré de Random Access Memories qui lui avait permis de se faire connaître du grand public, il revient en ce début d’année avec un album ambitieux. Nommé Panda Bear Meets The Grim Reaper (littéralement Panda Bear rencontre la grande faucheuse), ce nouvel album est étonnant. Panda Bear a voulu faire les choses bien comme il faut. Tout d’abord il a sorti un EP, sobrement nommé Mr Noah qui annonçait l’arrivée d’un nouvel album. Puis il s’est créé un univers percutant à travers son site, http://www.pbvsgr.com où il a diffusé une vidéo avec la fameuse grande faucheuse berçant un panda en peluche dans la brume. Cela en est devenu un teaser, puis une vidéo de deux extra-terrestres aux traits féminins qui se caressent. Il semblerait que le garçon sache faire monter la pression. Début Janvier, l’attente était enfin terminée et sortait enfin l’album. S’il n’est pas sans me faire penser à son confrère de Domino Records, Eugene McGuiness pour la façon de poser la voix, il est surtout dans la lignée des écossais de Django Django en proposant une pop expérimentale, pas toujours facile à apprécier à la première écoute mais tellement addictive qu’on en redemande encore et encore. Le premier titre, Sequential Circuits nous plonge directement dans l’ambiance, comme une introduction bien ficelée : on entre dans l’apnée des synthés. L’ensemble est assez lumineux, à l’image de l’excellente Mr Noah qui donne envie de danser, de Butcher Baker Candlestick Maker ou encore de l’insouciante Principe Real. Même Davy Jones’ Locker, qui sonne comme un interlude pysché, donne la pêche. Cependant, il y a un véritable tournant dans l’album à partir de Tropic of Cancer, première chanson à parler à mots à peine couverts de la mort : « And you can’t get back, you won’t come back » et Lonely Wanderer nous pousse à nous questionner sur le sens de notre vie, sur ce que l’on a fait et sur ses conséquences. L’avant dernier gout de l’album est l’hypnotisante Selfish Gene qui a particulièrement attiré mon attention par son côté répétitif. Les mots se suivent et se ressemblent, mais chaque phrase ajoute une couche, que ce soit d’un nouvel instrument, ou dans son sens : pour en être arrivé là, même si avec le recul cela paraît facile, sur le coup il y a eu des doutes et des erreurs. Il ne faut pas voir chaque accomplissement comme une destinée mais comme une réalisation. Après ça, Acid Wash paraît bien légère !

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