[Album Review] Young Animal Hearts – Spring Offensive

Album : Young Animal Hearts

Artiste : Spring Offensive

Genre :  Indie Pop

Année : 2014

Pays d’origine : Royaume-Uni

Site Web : http://www.springoffensive.co.uk/

 

Spring Offensive est un de ces petits groupes indie qui me plaisent beaucoup. Composé de cinq petits monsieurs originaires d’Oxford au goût pour l’harmonie très développé, Spring Offensive fête son cinquième anniversaire cette année. Leur premier album « Young Animal Hearts », sorti il y a quelques mois, est délicieusement entêtant.

 

Le groupe jouit de plusieurs atouts dont un song-writing qui flatte oreilles et cerveaux. C’est la première fois qu’un groupe aussi jeune m’accroche autant grâce à ses textes. Chaque morceau a sa petite phrase qui vous reste dans la tête toute la journée.  » I’m a party killer, in the corner throwing stones » pour Bodylifting ou « It speaks with my voice and it thinks with my mind » pour Something Unkind. Cela additionné à des rythmes légèrement répétitifs et Spring Offensive ne vous lâchera pas l’esprit de toute la semaine.

Le deuxième élément qui m’a séduite chez nos chers menestrels est la voix du chanteur principal, Lucas Whitworth. Argument tout à fait subjectif, on accroche ou pas, mais l’effet rendu par cette voix parfois peu rassurée mélangée aux harmonies des autres musiciens est tellement agréable à écouter. Chaque lead est systématiquement harmonisé par d’autres voix, il est très rare d’entendre la voix de Lucas seul et cela rend le tout très doux et intense.

J’ai mis très long à me « lasser » de l’album (après un mois complet d’écoute continue, je crois que c’est un record) et c’est ce qui m’amène au dernier point de cette petite review : « Young Animal Hearts » se révèle un peu plus, à chaque écoute. La musique des oxfordiens est plus complexe qu’elle n’y paraît au premier coup d’œil. Je me suis délectée de leurs paroles, avant de découvrir la finesse des mélodies du guitariste ou de m’attarder sur la finesse des percussions. On peut même réécouter Bodylifting et se concentrer sur chacune des différentes voix. C’est une musique épaisse, dans le sens où elle a de la profondeur et ne s’arrête pas à la première couche (métaphore foireuse, je m’en rends compte). Et pourtant, la première écoute est également suffisante, car Spring Offensive reste de la musique pop-indie-étrange qui ne se veut pas plus compliquée qu’elle n’est.

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