[Live Report] The Raveonettes @Rock School Barbey, Bordeaux – 5 novembre 2014

Il y a un mois à peu près maintenant, j’ai été recruté par l’asso de musique de mon école, Start It, au pôle blog. Ce nouveau statut me permet d’aller voir des concerts bordelais munie d’une accréditation presse, ce qui me permet entre autre d’avoir le droit d’amener un appareil photo avec moi (et de ne pas payer les concerts…) Alors que le froid s’installe doucement sur Bordeaux (enfin tout est relatif, ils ne connaissent pas le froid grenoblois ici!) j’ai été faire mon premier concert bordelais pour voir les Danois de The Raveonettes à la Rock School Barbey. J’ai donc rendez-vous à 20h30 avec ma collègue d’asso devant les portes. Il n’y a pas encore foule et c’est un peu intimidée que je vais au guichet des invitations me présenter « Alice R. de chez Start It« . On me passe deux places dont une avec le pass photo et on entre. Première surprise, la salle est toute petite, on dirait presque une salle de boite de nuit par sa configuration. On se retrouve sans le moindre problème au premier rang et je me dis que l’atmosphère va être intimiste. Mais d’abord on a rendez-vous à 21h pour la première partie, les sympathiques français de Last Train. Petits nouveaux dans la scène musicale, ils ont de l’énergie à revendre et veulent visiblement marquer les esprits à coups de morceaux très rock et de vestes en cuir, leur uniforme.  Bien qu’encore un peu brouillon, leur volonté de bien faire est attractive. Le guitariste, en particulier, va jusqu’à jouer dans le public, prêt à se frotter à la foule et affronter les regards.  A la fin de leur prestation, nous sommes beaucoup à être convaincus par ce qu’on a vu. Puis un changement d’instruments plus tard, The Raveonettes monte sur scène. Des stroboscopes nous attaquent de leurs flashs lumineux alors que les premières notes de Endless Sleeper retentissent. Les yeux en prennent autant que les oreilles et les corps se perdent dans les ombres. Je vis alors un cauchemar photographique. Je sais que j’ai pas beaucoup de temps, pourtant une voix en moi ne cesse de se demander s’il y a ne serait-ce qu’une photo potable, la plupart étant victime de surexposition. D’un autre côté, le son est parfait. Les voix sont harmonieuses et nous emportent au loin dans un autre univers. Au fur et à mesure que le set avance, l’ambiance se réchauffe et dans la salle remplie de connaisseurs, je vois les corps s’agiter comme en transe. Mêlant autant des chansons du dernier album (Sisters, Killer in The Streets, Summer Ends) que des anciennes (Dead Sound, Love In a Trashcan, Chain Gang of Love), le concert dans sa configuration minimaliste se veut accessible à tous les fans. Oui mais voilà. Aussi fou que cela puisse paraître, un concert, ce n’est pas que de la musique. Oui la qualité du son compte, mais avant tout, un concert c’est un échange, une connexion avec le public. Or ici, rien de tout ça : la moitié masculine du duo, Sune Rose Wagner, semble faire la tête. Hautain, dans son monde, il passera une bonne partie du concert à ignorer les tentatives de communication de sa partenaire. Le taff est fait, les chansons s’enchainent comme une machine bien huilée, mais sans le petit plus qui fait d’un concert une réussite, un moment dont on se rappelle et que l’on chérit. Et pourtant Sharin aura essayé d’inverser la donne, à grand renfort de sourires et de « merci » prononcés timidement, mais ce ne fut pas suffisant pour me convaincre: mes oreilles auront été satisfaites mais je sors du concert encore un peu sur ma faim.

Les photos sont de moi pour une fois, du coup je me suis fait plaiz’! Pour la version officielle, cliquez ici
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