Rock en Seine 2014 : Etes-vous prêts à décoller ?

Comme l’année dernière, j’ai clôturé ma saison des festivals par Rock en Seine. Comme l’année dernière je n’ai fait que le vendredi. Et comme l’année dernière, je n’ai pas regretté le déplacement !

Quand tu vas à Rock en Seine, tu sais que tu ne fais pas un festival comme les autres. Je sais pas si ça vient du fait qu’on est à Paris, mais là-bas, tu as rapidement l’impression que les filles sont entrées dans le premier topshop et ont acheté la tenue dite festivalière. Autrement dit, elles sont mieux habillées que toi dans la vie de tous les jours. Moi c’est pas mon trip. Ce qu’on fait, c’est qu’on se déguise en fonction du thème. Cette année c’était l’espace, à croire que ça va me poursuivre encore longtemps (c’était aussi mon sujet de culture générale…) et donc on a essayé de faire en fonction : des étoiles sur la figure, des leggings chats de l’espace, des Doc Martens stylisés avec des fils de scooby-do, des t-shirts à paillettes, les bras peinturlurés, on n’a pas peur. Sur le site, la foule, le street art et une soucoupe volante nous accueillent. Bienvenue dans l’ambiance festival!

On commence la journée par Cage The Elephant, qui remplaçaient sur la Grande scène les pauvres Volbeat qui avaient dû déclarer forfait pour raison de santé. J’étais venu les voir comme ça, parce qu’il fallait bien commencer quelque part et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu. Je les connaissais vaguement mais de voir le chanteur mouiller sa chemise (c’est le cas de le dire, il a fini torse nu) m’a convaincue. L’habituel drapeau breton que l’on peut retrouver dans TOUS les festivals a fini dans ses mains et il l’a brandi fièrement, même si je ne suis pas sûre qu’il savait ce qu’il représentait. Mais ce n’est pas bien important, il était content d’être là et nous, d’être en face de lui.

Après un détour par les toilettes (je me suis d’ailleurs retrouvé à parler plus anglais que français), on croise plein de T-shirts à l’effigie des Arctic Monkeys en allant à la scène de l’industrie pour Pegase.  Je ne sais pas pourquoi, à la base j’étais assez réticente à aller les voir, ne me demandez pas la raison, je ne savais même pas ce qu’ils jouaient, mais au final c’était un bon concert. Leur musique n’est pas révolutionnaire mais j’ai passé un moment très agréable avec un public qui avait l’air de s’amuser. Au contraire, j’aime beaucoup la musique de Wild Beasts, que j’écoutais pendant mes révisions, mais le concert n’était pas extra, je n’ai pas accroché. J’ai retrouvé d’autres amis puis je suis partie avant la fin me placer pour Jake Bugg.

Victor Picon

Ah Jake… J’avais écouté son deuxième album en boucle pendant toute l’année, le premier avait subi le même sort et je me faisais une joie de le voir enfin en concert. Je savais à quoi m’attendre. Je sais qu’il est timide et qu’il ne communique pas trop avec le public, ça fait partie du personnage. Donc à chaque fois qu’il disait un mot ou qu’il esquissait un début de sourire c’était la fête. Pour être honnête ce n’était vraiment pas le concert de l’année, je pense qu’il faut plutôt le voir dans des ambiances plus intimistes. Mais il était tout chou avec son regard de tueur, on voyait qu’il se donnait, et nous a joué deux chansons que je ne connaissais pas : Green Man et une reprise de Jimi Hendrix. Sur le coup j’étais vraiment très étonnée de ne pas reconnaitre les premières notes parce qu’on faisait le jeu de celui qui devine la chanson le plus vite, mais au moins on ne s’ennuyait pas. Et puis pour les mauvaises langues, il a majoritairement joué ses chansons rythmées donc ce n’était pas un concert mou. Souvent, même si je connaissais les paroles, je ne pouvais pas le suivre parce qu’il chante très vite  Et puis il a joué Simple Pleasure et la plupart de mes chansons préférées alors j’étais heureuse.

Pour la suite, j’hésitais entre aller voir Blondie ou Hozier. C’est la première qui a gagné mais au final ce n’était pas forcément un bon choix. La foule était dense et compacte et je n’ai pu qu’entrevoir le concert en regardant les écrans et des fois en zigzaguant entre les têtes. On en profite donc pour se reposer un peu (aïe aïe aïe le dos!) et essayer de trouver l’arc-en-ciel. Je les avais ratés à Musilac deux ans auparavant parce que je travaillais donc je m’étais dit qu’aujourd’hui était l’occasion mais c’est sans trop de regret que l’on s’en va avant la fin pour se placer pour les génialissimes suédois de The Hives.

Tous vêtus de blanc et de noir, leurs couleurs, The Hives est un groupe à l’égo démesuré mais chez eux c’est assumé et ils en rigolent autant que nous. Le chanteur, Howlin Pelle Almqvist est un frontman de génie. Il te force à donner tout ce que tu as pour que ce soit un concert de folie. Et il y arrive tout le temps. Il se plaint que par rapport à ses anciens concerts parisiens on ne fait pas assez de bruits alors on se retrouve à s’époumoner après chaque chanson et puis soudainement il nous demande de nous taire par un « shut up« . Juste avant Tick Tick Boom si je ne me trompe pas, il nous demande de nous asseoir et on se lève tous ensemble pour danser comme des fous. Ce qui est bien c’est que les gens se sont prêtés au jeu. Je m’étais mise volontairement un peu en arrière, pour avoir une bonne vue sur la scène, sans mourir dans la pogos mais tout en ayant de l’ambiance (oui, on ne dirait pas comme ça mais c’est hyper tactique) et les gens autour de moi chantaient et dansaient. « Nous sommes le groupe de la musique rock magnifique suédoise », l’accent est craquant (je sais, ils sont suédois, donc je ne suis pas objective), et en plus du chanteur, je dois une mention spéciale au guitariste qui était quasiment aussi impressionnant que son frère. J’ai bien rigolé quand est venu le moment de présenter chaque membre du groupe : « So let me introduce now, a man that’s really important to me all my life. One of my favorite people on earth.  » Vous commencez à voir où il veut en venir ? Mais oui bien sûr : « I’m talking of course about myself.  Madame, mademoiselle, messieurs, I’m your lead singer Howlin Pelle Almqvist!« .

Quand le concert se finit, j’ai un grand sourire aux lèvres parce que c’était trop bien, mais je me dis que pour les Arctic Monkeys, je veux être au plus proche. J’abandonne donc l’idée d’aller voir Royal Blood et vais rejoindre un ami qui était dans les pogos. D’un commun accord on décide de reculer de deux rangs pour ne pas se faire piétiner, ayant tous les deux des souvenirs assez intenses des précédents concerts des gars de Sheffield.

Victor Picon

Et puis soudain les voilà. Les Arctic Monkeys montent sur scène avec la magique Do I Wanna Know? Alex Turner n’a pas changé par rapport à l’année dernière, toujours son look de kéké, mais il confirme qu’il est devenu un vrai showman. Peut-être un peu maniéré, il peut prêter à sourire – même si cette fois il n’a pas passé son temps à se recoiffer – il est sacrément efficace. On n’a pas le temps de se reposer que le groupe enchaine avec Brianstorm et Dancing Shoes. Ces chansons sont bien connues du public et on les entonne quand notre souffle nous le permet, trop occupés que nous sommes à sauter de partout. Puis on reprend le nouvel album avec Arabella. Très vite on se rend compte de la différence d’ambiance qu’apportent les différents albums. Le dernier nous permet de chanter tandis que sur les anciens on est plus en mode rock’n’roll comme pour Old Yellow Bricks. Après m’être tant attachée à chaque chanson d’AM, c’est presque bizarre de les avoir en live. Mais quand I Wanna Be Yours se termine et qu’on voit les quatre gars partir de la scène, on hurle de toutes nos forces pour les faire revenir. On en veut toujours plus. Evidement qu’on a le droit à un rappel, qui commence avec une intro un peu longue pour Snap Out of It et on enchaine avec la magistrale When The Sun Goes Down. Elle a eu le don de réveiller mes voisins qui sautaient de joie partout d’avoir de nouveau une vieille chanson. Le set se termine par R U Mine ? qui prouve qu’elle est toujours aussi efficace. Il me faut alors quitter le site avec des étoiles plein les yeux. La seule chose que je pourrais éventuellement leur reprocher en tant qu’ancienne fan c’est qu’ils ne jouent quasiment plus que leurs tubes, tandis que j’aurais été très heureuse de réentendre Mardy Bum. Mais les fans sont des éternels insatisfaits.

Finalement, pas besoin de prendre une soucoupe volante pour que je m’envole !

Comme d’habitude, les photos qui ont une légende ne sont pas de moi et ont été prises sur la page facebook de Rock en Seine. Les deux autres sont de moi.
7 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bonne idée les déguisements 😉
    On a choisi pratiquement le même programme sauf pour Tiger Bell, des suédoises qui dépotent, à écouter si tu as l’occasion.
    Merci de ton comm chez moi.

    1. Mais de rien, c’est toujours agréable d’avoir des retours 🙂
      Oui, c’est le pied les déguisements, il faut toujours profiter des festoch’ pour se déguiser! 😀
      Je vais aller les écouter de suite alors

  2. Trop bon de revivre ce vendredi de folie à travers ton recit! C’était bien la meilleure journée, effectivement il y a vait beaucoup d’Anglais, probablement pour les MOnkeys. Ouiiiii les Suedois ils sont trop craquants et ouiiii les deguisements c’est top et ouiiiii c’est toujours magnifique de finir la saison à Rock en Seine 🙂

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