Faire une classe prépa ? Avis et retour d’expérience

Quand j’avais créé la catégorie Etudes sur mon blog, j’avais déjà cet article en tête. Mais il m’aura fallu des années pour l’écrire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que j’avais besoin de recul. Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la prépa. Et en particulier, faut-il faire une prépa ? Puisqu’on est de nouveau dans la période de Parcoursup, avec toutes les interrogations qu’elle entraine, je me suis dit qu’il était temps de partager mon expérience. Attention, article fleuve!

Tout d’abord, la classe prépa : Qu’est-ce que c’est ?

Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles ou CPGE ou encore appelé plus couramment prépa, est un cursus scolaire après le bac. Comme son nom l’indique, il permet de préparer les concours pour entrer dans les Grandes Ecoles comme HEC, EDHEC, Polytechnique ou l’ENS pour les plus connues. Il existe plusieurs filières : scientifique pour rentrer en école d’ingénieur; éco pour entrer en école de commerce; littéraire pour rentrer à l’ENS. Ces trois-là sont les plus courantes, mais il est également possible de faire une prépa BCPST ou même B/L.

C’est un cursus qui dure généralement deux ans, mais il est possible de redoubler la deuxième année. On parle alors de « cuber » chez les éco ou faire « cinq-demi » chez les scientifiques. Ces appellations sont des « blagues » de matheux. Pour les éco c’est simplement qu’on gagne une puissance chaque année (bizuth, carré, cube) et chez les scientifiques c’est une histoire de racine carré. Que voulez-vous, vous êtes en prépa, autant vous mettre dans le moule. Contrairement au lycée, il est assez courant de redoubler si à la suite des concours on n’a pas eu l’école que l’on voulait.

Ces deux ans se passent dans un lycée mais surtout, ces deux ans sont gratuites si l’on fait le choix d’aller dans un lycée publique (ce qui est majoritairement le cas).

La prépa, réservé aux premiers de la classe ? Mon parcours

Faut-il forcément être le premier de sa classe pour être pris en prépa ? Cette question, je me la suis posée au moment de remplir mes voeux d’APB (ancêtre de Parcoursup). J’ai toujours été une bonne élève. Ou du moins, une élève sérieuse. Au collège, j’étais effectivement souvent la première de ma classe mais les choses se sont gâtées quand je suis rentrée au lycée et en particulier en S. Je me suis bien rendue compte que je n’allais plus avoir mes 19 de moyenne en maths.

Sauf que, pour rentrer en prépa, les notes ne font pas tout. Tout d’abord, je suis rentrée en prépa ECS. Cela veut dire que j’étais en prépa éco pour les personnes ayant fait un bac S (si vous avez fait un bac ES vous irez probablement en ECE). Or, les matières qui comptaient pour rentrer en prépa éco étaient les maths, bien sûr, mais aussi le français, les langues, la philo et l’histoire-géo. Et surtout, quand ils regardent vos dossiers, ils ne regardent pas si vous êtes premiers de la classe, mais si vous êtes réguliers et si vous avez de bonnes appréciations. Car il existe énormément de prépa en France et toutes ne sont pas le lycée du Parc ou Henri IV. Tout est une question de choix. Pour ma part, j’ai choisi d’aller dans une prépa de province qui avait l’avantage d’être assez proche de chez mes parents tout en étant assez reconnue. Je ne me voyais pas aller dans une grosse prépa avec beaucoup de compétition.

Mais je vais déjà trop vite. J’ai su assez rapidement que je voulais faire une prépa pour commencer mes études supérieures. Le choix a varié entre prépa éco et prépa littéraire. Pourquoi? Parce que je voulais faire au minimum un bac+5 et surtout qu’on m’avait bien inculquée que la prépa, c’était la voie royale. C’est plutôt vrai, mais avec le recul j’aurais du davantage me renseigner sur des formations comme les IUT ou les IAE. Mais que voulez-vous, j’avais soif d’apprendre, pas d’envie de métier clair et des résultats tout à fait correct. D’une certaine façon, j’étais déjà dans le moule pour rentrer en prépa.

Est-ce que la prépa c’est vraiment dur ?

On va pas se mentir, c’est dur. Mais c’est aussi très enrichissant. Tout d’abord, il y a un rythme très intense. En deux ans, on n’a pas le temps de ralentir la cadence car il faut être prêt pour les concours. En plus des cours (généralement de 8h à 16-17h), j’avais deux khôlles par semaines en plus de devoirs surveillés tous les samedi (et le mercredi en dernière année). Vous vous demandez peut-être ce qu’est une kholle? Rien à voir avec les punitions que l’on avait au secondaire, c’est une interrogation orale en petit groupe. J’avais deux matières différentes par semaine et j’ai gardé le même trinôme pendant mes deux ans. Pour faire simple, cela sert à s’entrainer pour les oraux d’école mais on aura l’occasion d’en reparler après.

J’avais commencé à en parler un peu, mais il est possible de subir un esprit de concours. Il faut se rappeler que la prépa est généralement un regroupement de très bons élèves et qu’à la fin, tout le monde passe le même concours. Moi je ne l’ai pas trop senti, en tout cas, on ne m’a jamais fait de mauvais coups et on a toujours pris le temps de répondre à mes questions.

Le plus dur pour moi, a été de survivre à la pression que je me mettais moi-même. Pour la première fois, j’ai découvert ce que c’était de ne strictement rien comprendre en cours et de devoir travailler sans vraiment en voir les résultats. Pour le moral, ça a été très dur. Mais d’un autre côté, j’ai adoré faire de la géopolitique, progresser à fond en espagnol et être capable (encore maintenant) de comprendre ce qu’il se passe dans les différents pays. C’est un enseignement très riche, assez généraliste. Non, ça ne va pas vous servir directement pour votre boulot plus tard, mais de toute façon, vous allez apprendre tout ce dont vous aurez besoin en école.

Les concours : comment ça se passe ?

Justement, parlons-en des écoles. Comment se passent les concours ? On commence par plus ou moins un mois d’écrits. Le chiffre varie selon le nombre d’écoles que vous passez. Le système est un peu compliqué car si on ne passe pas un écrit pour chaque école, celle-ci choisit dans quelle banque d’épreuve elle veut prendre la matière. Par exemple, pour entrer à Audencia (l’école de commerce de Nantes), il fallait passer les maths de l’EDHEC et la dissertation de culture générale de l’EM Lyon. De sorte que vous vous retrouvez à passer un certain nombre d’épreuve! Ca peut paraitre déroutant, mais quand vous vous inscrivez aux concours, ça se fait automatiquement (et sinon, vous pouvez regarder ce tableau récapitulatif).

Les écrits

Pour réussir ces concours, si comme moi vous n’étiez pas la première de votre classe, il faut être tactique. Tout d’abord, toujours lire les sujets en entiers pour les maths, car toutes les questions ne sont pas à tiroir : parfois on peut avoir la réponse quelques questions plus tard. Mais surtout, je dirais qu’il faut savoir capitaliser sur ses points forts et viser des écoles en conséquence. En prépa, on a tendance à nous monter la tête avec les écoles parisiennes qui sont un peu le graal. Mais même si vous allez en école de « province », votre vie est loin d’être foutue. Je sais de quoi je parle!

Sinon, c’est une période un peu étrange. On se lève tous les matins pour passer une épreuve, parfois deux dans la même journée. On hésite toujours à réviser un dernier coup, puis on culpabilise. Il faut savoir se ménager car c’est une longue période. A la suite des écrits, on a quelques semaines avant de savoir si on va être admissible aux écoles. Comme on espère toujours le mieux, on commence à préparer les oraux, sans savoir si on va en avoir besoin ou pas. Pas de stress, en général tout le monde est admissible à au moins une école. A la sortie des premiers résultats, on accède à un classement provisoire par école qui nous permet de savoir si on peut ou non passer des oraux.

Les oraux et le tour de France

Si les écrits se déroulent généralement dans un centre d’examen (pour ma part je les ai passés dans ma prépa), il faut se déplacer dans chaque école que l’on souhaite pour les oraux. Les élèves se retrouvent donc plus ou moins à faire un tour de France. On peut décider de ne pas passer des écoles où l’on est admissible et c’est d’ailleurs souvent le cas car c’est très fatiguant.

Pour ma part, à la suite des écrits j’ai décidé de passer 7 écoles, ce qui est déjà un grand nombre. J’avais déjà une préférence pour une école avant de passer les oraux, mais j’ai préféré assurer mes arrières. Mes deux premiers oraux ont été pour moi l’occasion de tester mon discours. En effet, lors des oraux, on passe systématiquement des épreuves de langue et un entretien de personnalité. Celui-ci permet d’évaluer votre projet et son adéquation avec l’école. Les formats varient selon les écoles, mais dans le fond, on se retrouve beaucoup à raconter la même chose et à essayer de se raccrocher comme on peut aux spécificités de l’école.

Les oraux, c’est aussi l’occasion de voir si les locaux et l’ambiance vous plait. On peut discuter avec les élèves et un peu comme dans un camp de vacances, on peut s’inscrire à des activités. C’est comme ça que je me suis retrouvée à faire une dégustation de vin et un cours de surf à Bordeaux. A la fin de notre tour de France, on doit établir un classement en fonction de nos préférences. Ce n’est pas le cas de tout le monde, mais à ce moment-là, j’ai blacklisté deux écoles que je ne voulais pas. C’était assez clair dans ma tête que je ne voulais pas aller chez eux. Enfin, vers la mi juillet, on commence à recevoir nos notes puis nos affectations. J’ai eu la chance d’avoir l’école que je voulais et je suis donc entrée en école de commerce à la rentrée.

Bilan : la prépa c’est pour qui ? Est-ce que je le recommande ?

La prépa, c’est pour ceux qui n’ont pas peur de travailler, et qui ont besoin ou aiment être encadrés. On ne fait pas ce que l’on veut, on a beaucoup d’obligations, mais on sait toujours vers qui se tourner quand on a des problèmes.

Ca a été deux années très difficiles pour moi. J’ai perdu beaucoup de poids, je me suis rarement sentie aussi nulle dans ma vie.Mon ressenti n’est pas le même pour tout le monde. Je connais des gens qui se sont épanouis en prépa et ont découvert le meilleur d’eux-même. Je ne pense pas pouvoir en dire autant pour moi. Mais pour autant, je ne le regrette pas et je vous rassure, je ne suis pas masochiste. J’ai apprécié l’enseignement de très bon niveau que j’ai eu. J’ai appris à mieux résister au stress, à argumenter et à construire une pensée cohérente. Mais aussi à être synthétique quand il le faut.

Cependant, je suis bien consciente que l’on peut aussi apprendre ces compétences dans d’autres filières. Que la prépa n’est pas la seule voie si vous souhaitez ensuite rentrer dans une grande école. Il faut donc garder en tête que la prépa est une possibilité, mais que si vous êtes acceptés nul part ou que vous vous rendez compte que ce n’est finalement pas fait pour vous, ce n’est pas la fin du monde.

Et vous, vous avez fait quoi comme études ?


Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à l’enregistrer sur Pinterest!

31 commentaires Ajoutez les votres
  1. Hello, bravo pour ton parcours et merci pour ton retour détaillé. Pour ma part, après un Bac L avec mention (en 1997, ça date un peu hein), je suis rentrée à la fac de langues, j’avais 17 ans. Je suis allée jusqu’à la Maîtrise à l’époque, soit bac plus 4. J’ai donc une Maîtrise en Langues Étrangères Appliquées Anglais/Espagnol. Après avoir bossé une dizaine d’années dans une compagnie d’assurances (donc rien à voir), je suis désormais traductrice en freelance, donc je bosse à mon compte de chez moi et j’en suis ravie. Finalement, mes études me servent bien aujourd’hui.

  2. Je trouve que ton titre n’est pas le reflet de ton article.
    Sûrement voulu pour attirer les lecteurs mais ce n’est pas ça la bonne question.

    On choisi une prépa quand on a les capacités et que ça mène là où on veut aller. Il n’y pas plus de débat que ça…
    Le vrai titre de ton article c’est plus « comment j’ai vécu la prépa et comment ça se passe? ».

    1. Oui et non car comme je le dis dans l’article, la prepa n’est pas la seule voie pour mener vers les grandes écoles par exemple. Je comprends ce que tu veux dire dans le sens que pour certains métiers ça n’apporte rien, mais tu peux en avoir les capacités sans que ce soit la meilleure chose à faire. C’est pour ça que je donne mon avis et ma propre expérience

  3. Coucou 🙂 Alors moi j’ai fait une prépa intégrée à mon école d’ingénieurs et j’avais redoublé ma 2ème année ( j’ai mon diplome depuis 2012 mais je me suis réorientée). Il y a eu plusieurs facteurs à ça. Déjà javais 3h de trajet par jour car mes parents n’avaient pas les moyens de me payer un logement et puis je n’étais pas du tout à l’aise avec les autres personnes de ma promo (sauf quelque unes bien sûr). Mais c’est clair que je n’aurais jamais pu faire une prépa classique même si j’avais de très bonnes notes au lycée.

    1. 3h de trajet! Je te respecte, je connais moins bien les prépas intégrés, mais je suppose que ça demande aussi beaucoup de travail alors si en plus tu as la fatigue des transports ça ne doit pas être facile!

  4. Les études, ça commence à remonter. Je n’ai jamais voulu faire de classe prépa, ni de grandes études d’ailleurs. J’ai opté pour le BTS après avoir obtenu un bac technologique. Je souhaitais déjà être Assistante de Direction et c’était la voie la plus logique. Je n’ai pas voulu continuer après car j’ai préféré me former directement en entreprise.
    Au final, j’ai changé de métier depuis, donc sans regret ! Mais vous avez ‘ou avez eu) tous bien du courage !
    Bises
    elsa

    1. J’ai eu aussi envie rapidement de me former directement en entreprise, c’est pour ça que j’ai fait le plus de stage possible (mais ça, c’était après la prépa). C’est génial si tu as pu parvenir à faire ce que tu voulais!

  5. Alors moi je n’ai pas fait de grandes études car l’école et moi ça fait 2. J’ai fait un BTS Assistante de direction en alternance dans une entreprise. Je trouve ça super intéressant d’aller à l’école et de travailler en même temps, c’est un bon tremplin !

    1. j’aurais beaucoup aimé faire de l’alternance, mais ça n’était malheureusement pas compatible avec mon parcours. Tu as tellement raison, c’est pour moi une des meilleure formations si tu tombes dans une bonne boite!

  6. Coucou,
    Waoh bravo pour ce beau parcours et respect ! Ce doit être très formateur une prépa. Mais la prépa je ne m’y voyais pas du tout, au lycée, je manquais de liberté, parfois je m’ennuyais et j’avais le sentiment d’étouffer. Je me suis épanouie à la fac d’où je suis sortie diplômée de deux M2 avec mention (un Master 2 en littérature et un Master 2 en linguistique). J’y ai beaucoup appris et aujourd’hui ça me sert de savoir rédiger 🙂
    Des bisous !

    1. Deux Masters! Waouh, respect à toi aussi!
      J’imagine bien que du coup la prépa c’était pas très compatible, ça peut être vu comme assez infantilisant par certain. Je t’avoue que ce n’était pas ma partie préférée, moi qui suis plutôt indépendante et autonome^^

  7. Coucou !
    Je trouve ton article très complet. Pour ma part j’ai toujours su que la prépa ce n’était pas pour moi. Pas que je ne sais pas ou n’est pas envie de travailler mais parce que je ne supportais plus le cadre scolaire à la sortie de mon lycée. Je suis donc allée à la fac qui est elle aussi une école de la vie sur d’autres manières que la prépa et j’ai fini avec un master en biologie. Je suis aujourd’hui dans une école privée de commerce pour finir un master en communication. Je m’en rends compte que ce sont deux méthodes d’études très différentes. Nous avons la chance en France d’avoir plusieurs choix dans nos études supérieures.

    1. Quel parcours intéressant que tu as! Ton profil va être super intéressant pour la suite, quand tu chercheras du boulot. Mais effectivement, c’est bien qu’on ait le droit à l’erreur!

  8. La prépa prépare aux concours donc, c’est exactement comme quand tu es en entreprise et que tu en passe un pour monter en grade, tu dois augmenter ta charge de travail en plus, tu peux à ce moment avec des enfants et tout mener de front…. Etant de la campagne, je peux te dire qu’il y a de très bons établissements, très bien côtés, il n’y a pas que Paris ….
    Sinon, je te félicite d’avoir réussit, tu peux en être très fière… tu vas vite oublier les mauvais moments et garder les bons

    1. Tu as une vision intéressante, que j’aime beaucoup! C’est un peu ça en effet!
      J’ai fait mon école à Bordeaux et je l’ai trouvée très bien : c’est peut-être moins prestigieux que les écoles parisiennes, mais on y apprend tout autant!
      Ca fait 4 ans que j’ai fini la prépa, je t’avoue que ça ne me manque pas, ahah

  9. A article-fleuve, commentaire-fleuve. Il faut dire que c’est un sujet qui me touche beaucoup.

    Ah la prépa ! Une des périodes la plus épuisante mais aussi la plus enrichissante de ma vie étudiante ! L’avantage (Ou l’inconvénient selon les points de vue) c’est qu’en littéraire, il existe tellement peu d’écoles que si tu n’as pas de but précis mais juste une soif infinie d’apprendre, tu baignes dans un perpétuel cocon d’émulation intellectuelle. Et lorsque tu as le chance de tomber dans un établissement pas trop élitiste, tu développes des amitiés indéfectibles ainsi que le sentiment d’appartenance à un tout.

    Et pourtant ca partait mal : le jour de la rentrée, la liste des (mal)heureux élus etait placardée sur la porte de la salle de cours… avec les mentions au bac de chacun détaillées en toutes lettres ! Et que dire de ma première note ? -25/20 en vocabulaire d’espagnol… pourtant, je garde un doux souvenir de cette époque : Khâgneux un jour, Khâgneux toujours ! Et chaque fois que l’un d’entre nous se marie, nous nous accordons toujours notre moment à nous, khâlal sur la tête et hymne à la bouche, en souvenir du bon vieux temps ! Je n’ai jamais pu faire de sport co’ mais j’ai connu l’esprit d’équipe grâce à ça.

    Le retour à la fac après est beaucoup plus périlleux et bon nombre de mes Khâmarades s’y sont brûlés les ailes (alors qu’ils auraient certainement survolé les études s’ils y étaient allés directement). C’est l’inconvénient de la prépa, et on le lui reproche souvent : c’est un monde un peu à part, qui peut paraître isolé et coupé du monde réel, auto-entretenant son microcosme interne… les e(s)c(r)os (hi hi) et les taupins ont peut être moins de difficultés vus qu’ils entrent quasi tous dans une École, où, même avec des exigences de travail moindres, ils demeurent encadrés et suivis à la différence de la fac où l’on peut vite se sentir noyé dans la masse.

    Quoiqu’il en soit, je travaille désormais dans un secteur qui n’a plus rien à voir mais les acquis de la prépa n’ont jamais été inutiles : résistance au travail et au stress, polyvalence, esprit critique et analytique, curiosité intellectuelle… ce sont des critères valorisés par les recruteurs ! Mais je reste persuadée que la prépa n’est pas l’alpha et l’oméga d’une scolarité réussie. Elle convient à certains, absolument pas à d’autres… et la réussite autant que l’épanouissement personnel sont possibles partout, le tout étant de trouver la voie qui convienne… ce qui n’est pas forcément facile à 17-18 ans. Heureusement, on a l’avantage d’avoir beaucoup de choix en France, depuis l’apprentissage en alternance jusqu’à Erasmus !

    Encore bravo pour ton parcours, et bonne chance pour la suite !!

  10. Bravo pour ton parcours !
    Pour ma part j’avais entamé la faculté d’Anglais Chinois quand j’ai eu mon bac mais le format Université n’était pas adapté à mon profil. Finalement, j’ai passé un BTS tourisme à 30 ans quelques années plus tard car je souhaitais avoir un diplôme post bac… Finalement aujourd’hui je tiens un bar à vins et je m’apprête à devenir nomade et je l’espère rédactrice web… pas vraiment de rapport. Pour moi c’est donc plutôt l’expérience qui fait la différence, car j’ai toujours trouvé du boulot dans des branches très variées.
    Mon petit frère lui par contre a fait prépa, Mines et est aujourd’hui Ingenieur Data Scientist… 2 profils bien différents dans une même fraterie 😉

  11. J’ai également fait une prépa, mais littéraire. Je suis d’accord avec tout ce que tu dis ! Perso, j’ai adoré apprendre toutes ces choses. Mais à la fin de la 2ème année, je n’en pouvais plus ! J’étais fatiguée des cours, du rythme, de la compétition, du temps de transports… J’en garde un bon souvenir mais je suis bien contente de l’avoir terminée 🙂

    1. La deuxième année est vraiment la plus dure. Et encore, je n’avais quasiment pas de transport! Tout comme toi, j’en garde globalement un bon souvenir malgré des bas, mais je suis bien contente d’avoir fini!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *