Etudiante cherche stage désespérement

Si vous faites des études, il est fort probable que vous soyez passé par là ou que vous allez devoir vous y mettre : la recherche de stage ! Que ce soit pour un, deux, trois voire six mois, c’est devenu un classique de la formation et il est difficile d’y échapper. Malheureusement, c’est souvent une épreuve avec de nombreux obstacles.

Etudiante en école de commerce, j’ai choisi de faire une année de césure, c’est à dire enchaîner deux stages de six mois. J’étais un peu passée entre les mailles en première année d’école en choisissant de faire un CDD parce que le stage n’était pas obligatoire, mais il a bien fallu m’y l’année dernière.

Pour le premier stage, ça a été très facile. Je n’ai pas eu à poster beaucoup de candidatures et en quelques semaines c’était réglé. J’ai eu pas mal de chance, il faut le dire, mais mon choix était stratégique. Je voulais avoir une première expérience en agence de communication car c’est souvent demandé dans mon domaine. Ma convention de stage signée, je suis donc partie au Luxembourg.

Les choses se sont gâtées pour le deuxième stage. Si j’avais des critères assez larges pour mon premier, j’avais des prétentions pour le suivant. Déjà, je voulais à tout prix être à Paris, et si possible, être payée un peu plus que le minimum légal. Avec 554€ par mois dans la capitale, tu ne vas pas très loin. Non pas que l’argent soit ma principale motivation, je n’ai pas choisi le bon domaine du commerce pour avoir des salaires faramineux. Mais je pars de nouveau à l’étranger en septembre et j’ai besoin de, à défaut de faire des économies, ne pas perdre d’argent pendant six mois! Armée de mes convictions, j’ai donc commencé à postuler aux offres qui me paraissaient intéressantes.

La recherche de stage

J’ai d’abord eu la bonne surprise de voir que mon profil était souvent retenu pour passer les entretiens, ce qui me mettait toujours de bonne humeur. Mais après, il fallait encore passer la batterie de tests. Il faut savoir qu’en général pour un stage, vous allez devoir passer au moins 2 entretiens et encore, pour une certaine boite j’en ai passé 4. Et entre chacun il faut toujours ramer, rappeler, relancer. Certains RH sont très efficaces et vous répondent dans l’heure, d’autres vous oublient et il faut rappeler sa présence régulièrement.

Quand ils vous répondent. Malheureusement, il existe un certain nombre d’entreprises qui ne prennent pas la peine de dire qu’ils ne sont pas intéressés, même avec un mail automatique. Alors on se prend à espérer encore que c’est possible. Il y a aussi les entreprises qui vous contactent plus d’un mois après que vous ayez postulé et vous ne savez plus qu’elle était l’offre, mais oui oui, vous êtes toujours intéressés. Après tout, vous êtes sûrs de ne pas avoir postulé au hasard à la base.

Entre temps, comme vous avez précisé un peu partout que vous étiez à la recherche d’un stage, des personnes vous contactent pour vous proposer des opportunités. Des fois des opportunités vraiment sympas, mais d’autres vous ne comprenez pas pourquoi on vous propose un poste de RH alors que vous demandez très clairement un stage en marketing digital.

Alors évidemment, ça devient presque un job à plein temps : il faut chercher les offres, adapter la lettre de motivation aux missions proposées, puis s’il y a une première réponse positive, préparer l’entretien. Prendre du temps pour passer l’entretien, raconter sa petite histoire en essayant de garder sa fraîcheur même au bout de la 5ème fois à raconter quasiment la même chose. Puis attendre la réponse. Puis passer un autre entretien s’il le faut et attendre de nouveau en espérant que ce soit bon. Et répondre aux mails. Et relancer.

J’avoue que j’ai eu des moments de découragement. Même si je préfère toujours avoir une réponse que de rester dans l’attente, c’est toujours dur d’encaisser un refus et de devoir se lancer dans un nouveau processus. Il m’est arrivé de penser « mais purée! Je cherche juste un stage de 6 mois, pas un CDI! Et je ne suis qu’en césure, je ne cherche même pas à me faire embaucher par la suite!« . Et puis il y a aussi les moments d’incompréhension « nous recherchons quelqu’un avec plus d’expériences« . Sérieusement ? Si je ne peux pas gagner de l’expérience en faisant des stages, comment je fais ? Et quand on vous demande pourquoi vous plutôt qu’un autre candidat alors que vous venez de raconter pendant un quart d’heure vos expériences et vos qualités, vous vous demandez si finalement, la réponse « je suis mignonne et je vous ramenerai des cookies » n’est pas la plus pertinente.

Bien sûr, au final il suffit d’une réponse positive, une seule, pour oublier tous ces tracas. Mais comme on doit presque tous y passer, autant s’y préparer !

Mes conseils pour survivre et réussir la recherche de stage :

  • Gardez dans un dossier toutes les lettres de motivation que vous avez écrites, ça sert toujours
  • Faites un CV à votre image et n’hésitez pas à parler de ce que vous avez fait à côté. C’est souvent plus intéressant de parler de son expérience associative que de son job saisonnier dans une grande surface. Le recruteur peut ainsi se rendre compte de ce que vous aimez et dans quoi vous vous impliquez
  • Rassemblez toutes les offres auxquelles vous avez postulé pour ne pas avoir de mauvaise surprise quand on vous rappelle (excusez-moi, c’était pour quel poste déjà ?)
  • Utilisez votre réseau. C’est un peu triste, mais malheureusement ça marche bien.
  • Renseignez vous sur l’entreprise, mais aussi sur ses concurrents, ça vous évitera un gros moment de solitude si on vous pose des questions dessus
  • Restez vous-même. Je sais qu’on a toujours envie de paraitre meilleur qu’on ne l’est, mais si une entreprise recherche un type de personne en particulier et que ce n’est pas votre mentalité, vous ne vous sentirez pas à votre place
  • Si vous êtes loin, n’hésitez pas à demander des entretiens par Skype. Souvent on vous le propose, mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas mal vu de demander. Les RH comprennent que prendre un jour de congé et payer les billets de train peut être compliqué.

Et surtout :

  • Ne baissez jamais les bras. Il suffit d’une seule réponse positive !

NB : Je ne suis pas en recherche de stage

6 commentaires Ajoutez les votres
  1. Ton article m’a replongé 4 ans en arrière, quand je galérais également à trouver un stage de 6 mois en tant que Community Manager spécialisé dans le tourisme ^^’. Qu’est ce que j’ai pu gaspiller du temps pour trouver mon stage (et maintenant je le gaspille en cherchant un job stable ah ah!), et au final j’ai trouvé mon entreprise de l’époque sur Viadéo, je ne sais pas s’il y a toujours autant d’opportunités pour les stages sur ces réseaux professionnels mais moi ça m’avait beaucoup aidé 🙂

    1. Faut plutôt regarder sur LinkedIn maintenant et les job boards des écoles sont en général assez utiles aussi. Mais ils ont tellement de candidatures en général qu’ils peuvent faire les fines bouches…

  2. « Rassemblez toutes les offres auxquelles vous avez postulé pour ne pas avoir de mauvaise surprise quand on vous rappelle (excusez-moi, c’était pour quel poste déjà ?) »

    Comme cette remarque m’est familière !!!
    Pour mon stage de M2, j’ai reçu ma réponse positive de la part du +2 avec lequel je n’avais pas eu d’entretien ni de contact. Du coup, quand il m’a appelée personnellement pour me dire que j’étais acceptée, j’ai répondu étourdissement « où ? ». Gros moment de solitude dont je me suis un peu sauvée en expliquant que j’étais un poil dans un état second car à cinq minutes d’un partiel (véridique). Finalement, aucun préjudice, le chef l’a pris à la rigolade (et pour un lieutenant-colonel, c’était pas gagné :P).

    Hâte que tu nous racontes ta vie pro 🙂

    1. Ahaha! Ca m’est arrivé à deux reprises, mais j’ai pas osé le dire! J’ai juste fait de grosses recherches juste après le coup de fil pour être sûr de quoi il s’agissait. Mais on se sent tellement bête que je vais faire en sorte que ça ne m’arrive plus!

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