J’ai testé pour vous… Courir le semi-marathon de Paris

Quand j’étais petite, j’étais une assez bonne coureuse. Je finissais souvent dans les premières des filles lors des coursetons (ce mot existe-t-il hors de la région grenobloise ?) et pas trop loin derrière les garçons. J’enchainais les tours parce qu’il le fallait, mais au moins j’avançais. Au bac, j’ai même pris course en montagnes. Je préférais danser mais quand je suis arrivée en prépa, le seul sport qui pouvait s’adapter à mes horaires était la course à pieds. On ne peut pas dire que j’allais spécialement vite, mais au moins ça me permettait de me bouger.

Au final, la course a toujours été plus ou moins présente dans ma vie. Alors quand on a évoqué l’idée de faire le semi-marathon de Paris, je me suis dit pourquoi pas. Au moins, ça allait me donner une motivation de continuer à faire du sport en revenant en France.

Un entrainement… compliqué

J’avais plutôt bon espoir quand je me suis inscrite. Deux mois à l’avance, ça laissait le temps de s’entrainer et de progresser. Dans le principe, il faut faire plusieurs types de sortie : des  sorties longues, des courtes et du fractionné. Cela permet d’améliorer sa vitesse et son endurance. Sauf qu’entre temps, je suis retournée à Paris et qu’on a eu deux mois assez catastrophiques : la Seine qui sort de son lit et qui empêche de courir sur les quais, la neige, le froid glaciale, la pluie et encore la pluie… J’en passe et des meilleurs!

J’ai réussi à me tenir à courir une vingtaine de kilomètres par semaine, bon gré mal gré. Mais plutôt en faisant deux sorties de 10 km. Le bon côté, c’est que j’ai réussi à gagner en vitesse et les 10 km me paraissent faciles à atteindre. Le mauvais côté c’est que je suis arrivée au semi-marathon de Paris en ayant couru au maximum que… 13 km d’affilés!

JourJ-1 : l’organisation

La veille de la course, je vais récupérer mon dossard. Je foule pour la première fois l’herbe du château de Vincennes et découvre où va être donné le départ. Le monde qu’il y a me parait impressionnant! Malgré cela, l’organisation est parfaite et l’on fait à peine la queue pour déposer notre certificat médical, récupérer notre dossard et notre maillot. Ce sera vert pour les mecs, jaunes pour les filles.

On se balade autour des stands. Un animateur nous présente le parcours: plutôt plat, on passe par les beaux bâtiments de Paris et en particuliers la rue de Rivoli et on finit par 6 bon kilomètres dans Vincennes. Voilà qui me donne des repères pour tenir. Un dernier tour sur les stands et on rentre. Il s’agirait de ne pas de se fatiguer avant la course!

JourJ : courir le semi-marathon de Paris

J’avais analysé que puisque j’arrivais facilement à courir 10km, les 15 km devaient être réalisables. C’est après qu’il allait falloir tenir. Je n’étais pas trop loin de la réalité.

J’ai couru la moitié du parcours relativement facilement. J’avais un bon rythme que j’arrivais à tenir et l’effet de groupe était motivant. Avec un ravitaillement tous les 5km, j’avais déjà pris mes habitudes : quelques gorgées d’eau et on repart. Sauf que le 15ème kilomètre arrivant, ma jambe gauche a commencé à me faire bien mal et j’attendais le troisième ravitaillement avec impatience pour pouvoir m’étirer un peu. Sauf que surprise! Cette fois-ci, le ravitaillement n’était pas à 15 km, mais au 16ème. Cela parait rien un kilomètre. Surtout à ce stade, on n’est plus vraiment à un kilomètre près. Pourtant, j’ai rarement vu un kilomètre passer aussi lentement.

Le ravitaillement a fini par arriver. J’avale une demie banane que j’écrase dans ma bouche et me désaltère de quelques gorgées d’eau. Je profite d’un moment où on jette la bouteille dans une poubelle pour essayer de soulager ma douleur. Je repars pour ne pas trop perdre de temps, mais dans ma tête, quelque chose n’y ait plus : je suis en train de craquer psychologiquement. Mon cerveau est un peu trop en phase avec mon corps et je sens la douleur se propager de ma cuisse gauche jusqu’à mon mollet et ma fesse. Je me sens au bord des larmes, il faut que je marche un peu.

Courir jusqu’au bout du semi

Mon copain qui courait avec moi jusque là se rend compte que je ne suis plus à côté de lui. Il m’encourage : allez, on en est au 17ème km, si tu finis en marchant ça va te paraitre interminable. On va reprendre doucement, trottine à ton rythme.

J’obéis, ça me parait tellement nul de craquer si près du but. En faisant des plus grandes foulées, j’arrive un peu à soulager ma douleur. Je me chante des chansons pour me donner un peu de motivation et enfin, je vois le repère du 19ème kilomètre. On y est presque! Une dernière fanfare nous accompagne, je vois le bout. Et alors que j’étais au bout de mes forces, je trouve l’énergie pour un ultime sprint en passant la ligne d’arrivée : J’ai fini un semi-marathon.

Je ne saurais décrire mon état d’esprit. Une sorte d’euphorie et de fatigue. J’ai faim, j’ai soif, j’ai mal aux jambes. La pluie qui ne nous avait pas trop quitté pendant la course reprend de plus belle. J’ai froid. On décide de rentrer directement. Une bonne douche, une quiche en guise de repas, et un après-midi au lit pour récupérer. Je m’en fiche, j’ai couru un semi-marathon.

finisher du semi marathon de paris

Et vous, avez-vous déjà couru un semi-marathon ?


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14 commentaires Ajoutez les votres
  1. Wow tu peux vraiment être fière de toi, c’est impressionnant de courir un semi-marathon et super intéressant de lire ton expérience. Penses-tu le refaire l’année prochaine? ou dans d’autres villes? 🙂

    1. Peut-être l’année prochaine, mais pas d’autres semi de prévu pour le moment. Mes genoux ont pas mal souffert de l’effort que je leur ai fait fournir et je peux te dire que je n’étais pas en forme cette semaine, ahah.

  2. Un moral de vainqueur dans un corps d’athlète ! Bravo pour la performance! Bravo pour avoir été jusqu’au bout ! Bravo de nous le faire partager! Et bravo aussi à ta moitié qui a su trouver les encouragements pour les derniers km .

  3. Encore toutes mes félicitations Louloute pour ce semi-marathon!
    Je suis très fière de toi!
    Tu as été jusqu’au bout, ce qui fait de toi une semi-marathonnienne (et ce n’est pas rien 😉 )

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